Attention ça pique ! Comment se prémunir des piqures de moustique ? – Préparatifs #8

préparatifs voyage étranger stop moustiqueA quelques mois du grand départ, nous avons enclenché la vitesse supérieure dans les préparatifs nécessaires avant de lever l’ancre.

Face à la masse d’informations à rechercher, à analyser, à comprendre, voir à négocier, dans la mesure où une vie nomade à l’étranger est rarement prise en compte dans les procédures administratives françaises, il nous a semblé intéressant de partager nos démarches avec vous.

D’aucuns diront qu’il est possible de partir quasiment du jour au lendemain, sans prendre obligatoirement une assurance santé, sans avoir au préalable constitué une cagnotte conséquente, sans déclarer ses enfants en Instruction En Famille, et ils n’auront pas tort.

De notre côté, nous faisons le choix de baliser au mieux tout ce qui peut l’être avant de partir pour nous alléger l’esprit, partir serein (tout autant que rassurer nos proches !) et profiter jour après jour de notre aventure familiale.

Nous avons donc décidé de lancer cette série de vidéos pour partager nos préparatifs et nos informations concrètes et pratiques qui pourront vous aider et vous faire gagner du temps si vous êtes dans la même dynamique que nous ou réfléchissez à un prochain voyage autour du monde. 

Pour ce 8ème épisode, nous avons choisi de nous intéresser aux moustiques, fréquemment vecteurs de maladies sous les tropiques, et de balayer les différents moyens existants pour limiter leurs nuisances :

 

Nous vous souhaitons bon vent et bonne mer.

Vous souhaitez réagir à cette vidéo ? N’hésitez pas à partager vos propres solution pour lutter contre les piqures de moustiques dans les commentaires.

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Transcription intégrale de la vidéo

Bonjour à tous, je suis Hélène, du blog Réussir sa Croisière à la Voile.

Aujourd’hui, dans le cadre de notre série vidéo « comment partir serein en voyage autour du monde », je vous propose de partir à la rencontre de ces petits insectes capables de nous gâcher une belle soirée ou une sympathique escapade entre amis, vous l’avez compris, je veux parler de nos chers moustiques !

Savez-vous qu’au-delà de la nuisance qu’ils occasionnent, les moustiques sont responsables de 750 000 décès chaque année, contre 55 000 pour la rage par exemple ?

En effet, certaines espèces de moustiques sont vecteurs de maladies graves, comme la fièvre jaune, le paludisme, mais aussi la dengue ou le chigungunya. Il est donc primordial de s’en protéger car il n’existe pas de vaccins pour la plupart de ces maladies.

Mais commençons par le début, et essayons de comprendre tout d’abord pourquoi les moustiques nous pique.

Ce sont les femelles moustiques qui piquent, pour satisfaire leur besoin en protéines qui leur permettront ensuite de développer leurs œufs. Et ces protéines, elles vont les trouver dans le sang de leurs victimes, en général des vertébrés, (oiseaux, mammifères…) et en particulier l’être humain.

Avant de prélever le sang, le moustique crache d’abord sa salive qui lui sert d’anticoagulant. En effet, le sang dans son état d’origine, est trop épais pour passer par la trompe, et la salive sert donc de « fluidifiant ». Accessoirement, c’est aussi cette salive qui crée « le bouton » et rend la piqûre plus ou moins irritante.

Nous ne sommes pas tous égaux face à une femelle moustique assoiffée de sang mais n’allez pas pour autant en conclure que les moustiques sont racistes, féministes ou machistes ! C’est avant tout la chaleur du corps humain qui les attirent et le CO2 émis par la respiration et la peau, ainsi que l’odeur de quelques acides gras comme l’acide butyrique produit par nos glandes sébacées.

En effet, un moustique peut repérer sa cible grâce à son odorat qui est capable de déceler une odeur à plus de  10 mètres de distance.

Ce n’est donc pas la lumière qui les attire comme on le pense souvent mais bien le CO2 qui se dégage de l’espace dans lequel on est installé.

La sueur elle-même n’est pas non plus un facteur d’attraction en soi, mais elle peut révéler ou réveiller des odeurs, qui elles, attirent les moustiques. Parmi ces dernières, des chercheurs ont prouvé par exemple que l’odeur corporelle que déclenche la consommation de bière peut attirer les anophèles responsables de la transmission du paludisme.

Finies donc les happy hours dans nos pubs préférés !

Plus sérieusement, il faut retenir qu’il y a dans monde environ 3 000 espèces de moustiques différentes mais que seules 3 familles sont vecteurs de maladies grave pour l’homme :

la famille des Aedes (à laquelle appartient le moustique tigre notamment), vecteur de :

  • Fièvre jaune

  • Chikungunya:

  • Dengue

  • zika

la famille des Anophèles, vecteur du paludisme.

la famille des Culex, vecteur de :

  • Virus du Nil occidental

  • Encéphalite japonaise

Ces moustiques potentiellement dangereux sont présents tout au long de l’année dans toutes les zones tropicales mais également présents dans d’autres régions du monde au moment où la saison combine à la fois une humidité et une chaleur suffisantes.

L’OMS publie un certain nombre de cartes permettant de visualiser la dispersion géographique des maladies dont les moustiques sont vecteurs. N’hésitez donc pas à les consulter, elles sont notamment disponibles sur le site : vigilance-moustiques.com dans la rubriques « moustiques-dangereux-dans-le-monde ».

Chacune de ces familles de moustiques a ses propres préférence pour nous piquer et leurs attaques ne se limitent pas uniquement à l’aube et au crépuscule. Ainsi, les Aedes piquent plutôt de jour et les femelles anophèles peuvent chercher leur repas sanguin toute la nuit.

Il convient donc de se protéger en permanence, de jour comme de nuit et voyons maintenant les différentes solutions existantes pour nous prémunir des piqûres de moustiques.

En matière de protections physiques tout d’abord, vêtements longs, moustiquaires et ventilateurs constituent le trio gagnant.

En zones tropicales, il n’est certes pas toujours agréable de se couvrir intégralement, et je vous vois déjà transpirer à grosses gouttes à cette seule perspective, mais le port de vêtements longs (voir même de chaussettes) reste la meilleure protection qui soit en journée, notamment à terre. Restez positif, vous ferez d’une pierre 2 coups en vous protégeant par la même occasion du soleil également très agressif. Mais attention, privilégiez toujours les couleurs claires car les moustiques sont attirés par les couleurs sombres qui émettent plus de chaleur.

Et rassurez-vous, sur l’eau, au mouillage par exemple, vous pourrez rester sans danger en maillot de bain toute la journée car les moustiques aedes, vecteurs de la dengue et du chikungunya, qui piquent le jour, sont des moustiques qui se déplacent peu, rarement au-delà de 200m du lieu qui les a vu naître donc à votre bord, vous êtes le plus souvent hors de leur portée.

A bord, si vous en avez la possibilité, installez des petits ventilateurs dans les cabines et votre carré car le flux d’air généré empêchera les moustiques d’entrer ou de se déplacer convenablement.

Enfin, n’hésitez pas à installer des moustiquaires sur vos hublots et votre descente, et pourquoi pas dans vos cabines également.

En complément de ces protections physiques, vous pouvez prévoir d’utiliser des répulsifs cutanés en choisissant bien les formulations les plus efficace, à base de DEET, d’IR3535 ou d’Icaridine. Mais essayez de réserver ces produits aux seuls moments qui le nécessitent vraiment car une application quotidienne sur votre peau pourrait vous faire prendre le risque d’une sur-exposition à ces produits, néfaste pour votre santé.

Il est également possible d’imprégner ses habits ou sa moustiquaire de lotion anti-moustique, par simple trempage. L’efficacité est assez importante, de l’ordre de quelques semaines, même après plusieurs lavages. Cette solution peut donc venir utilement compléter votre dispositif de lutte contre les moustiques.

Attention simplement aux produits à base de perméthrine si vous voyagez avec vos amis les chats car cette substance est toxique pour eux.

Considérez par contre tous les autres produits comme des gadgets : bracelets, porte-clés à ultra-sons ou encore citronnelle, ils ne seront jamais assez efficaces contre les moustiques en zone tropicale, souvent nombreux et agressifs !

Au-delà de la prévention qui reste votre meilleure arme contre les piqûres de moustiques, et concernant le paludisme spécifiquement, il est possible de prendre un traitement préventif, mais ce dernier peut vite s’avérer coûteux si vous partez plusieurs mois d’affilée, sans parler du risque que l’ingestion répétée et prolongée de ses substances peut présenter pour votre organisme.

Dans le cas de notre voyage au long cours, le médecin du SMIT que nous avons consulté nous a de lui-même vivement déconseillé tout traitement préventif mais nous a par contre prescrit un traitement curatif à prendre en cas de crise, avec la posologie adaptée à chacun des membres de notre famille.

Enfin, n’oubliez pas qu’un vaccin existe aujourd’hui pour se protéger de la fièvre jaune et de l’encéphalite japonaise et que vous pouvez aussi choisir d’y avoir recours pour votre protéger de ces maladies en particulier. N’hésitez pas au besoin à visionner le cinquième épisode de cette série, consacré à cette question de la vaccination en voyage.

Pour finir, un rapide petit mot pour vous rappeler qu’il convient d’éviter de gratter une piqûre de moustique qui peut, sous les tropiques et au contact de l’eau de mer ou du sable notamment, rapidement s’infecter.

Afin de réduire significativement la démangeaison, vous pouvez laver la zone touchée au savon de Marseille et à l’eau, l’effet calmant sera immédiat. Les huiles essentielles de lavande ou d’arbre à thé apaisent également très efficacement les piqûres.

Peut-être moins connues mais réputées malgré tout pour leur action apaisante, il existe également de nombreuses recettes de grand-mère comme apposer sur la piqûre une rondelle de citron, un peu de miel, du gel d’aloe véra ou du dentifrice à la menthe !

A vous de trouver ce qui vous soulage le mieux et pourquoi pas, le partager avec nous dans les commentaires sous cette vidéo. Je compte sur vous.

Comme d’habitude vous trouverez la transcription complète de cette vidéo sur notre blog Réussir sa croisière à la voile.

Je vous dis à très bientôt pour d’autres préparatifs.

Tchao.

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