Il y eu un rêve et il y eu une évidence …

saba

Nous aimons les défis.

Ils sont pour nous le moyen de transformer nos rêves en réalité, de choisir la vie que nous avons envie de vivre .

Ils nous aident à nous fixer des objectifs, à ne pas procrastiner, à ne pas renoncer.

Nous gardons en tête une phrase de Mike Horn, l’un des plus grands aventuriers de notre époque, qui a exploré le monde en mode extrême le plus souvent, des glaces de l’Antarctique à la jungle impénétrable de l’Amazonie :

« Pour se mettre en marche, il suffit d’avoir 5% de réponses à ses questions, les 95 % restants viennent le long du chemin.

Ceux qui veulent 100% des réponses avant de partir restent sur place. »

Notre départ en croisière en famille au long cours est l’un de nos défis, et de taille. Mais il n’est pas le seul …

Ces derniers mois, nous n’avons pas su résister à l’attrait d’un autre défi d’importance, d’une nouvelle expérience tout autant riche de nouveautés, à l’aventure du blogging, et nous avons donc pris la décision de relever ensemble ce challenge en conjuguant une nouvelle fois nos talents respectifs.

Nous ne savons pas encore où ce dernier nous conduira, ni jusqu’où, mais aujourd’hui, notre blog est un outil de partage de nos expériences, de nos découvertes, de nos bons plans, de nos préparatifs, qui nous offre déjà en retour de sympathiques et enrichissantes rencontres, avant même d’avoir hissé nos voiles.

Ces rencontres, et la découverte d’autres parcours de vie qui convergent aujourd’hui vers ce même désir de prendre le large, le temps d’une parenthèse plus ou moins longue, nous a fait mesurer combien la construction de Saba avait déjà été une aventure en soi et renforçait la singularité de notre histoire.

Alors, pour tous ceux qui n’auraient suivi que d’un œil distrait ou relativement lointain ces 3 années de chantier, nous avons eu envie de retracer, dans les grandes lignes, cette génèse, la génèse de Saba, qui s’imbrique et s’entremêle à notre propre histoire, pour ne tracer désormais qu’un seul sillage …

C’est une histoire de labeur et de sueur, de persévérance aussi, que nous allons donc vous compter ici mais c’est avant tout et surtout l’histoire d’un rêve, d’une irrépressible envie de parcourir le monde, d’une profonde attirance pour nos pairs, d’une franche curiosité vis-à-vis de nous mêmes, d’un souhait sincère de nous connaître mieux et, pourquoi pas, de nous découvrir encore un peu …

Cette histoire, c’est également une histoire d’amour fou pour notre voilier Saba, que nous avons d’abord imaginé dans le secret de nos âmes, puis conçu, modelé, amélioré, personnalisé des mois durant, tout au long de sa gestation. Le risque était grand que notre voilier réel ne tienne la comparaison avec ce voilier si longuement rêvé mais nous ne vivons depuis son apparition qu’un émerveillement permanent, tels ces parents si fiers de leur rejeton.

 

Il y eu un rêve et il y eu une évidence

 

défi autoconstruction 1Au commencement, il n’y eu qu’un tas de planches et Bertrand débuta son ouvrage par leur assemblage, animé une énergie à la hauteur de ce challenge extravagant.

Jour après jour, il découpa, emboîta, ajusta, colla les différentes pièces de ce gigantesque puzzle.

Ce fut la 1ère étape !

 

défi autoconstruction 2Bertrand se consacra ensuite à l’installation du mannequin de montage, nécessaire au bon positionnement des bordées préalablement assemblées.

Son projet commença alors à prendre forme, passant de la banale 2D à l’imposante 3D !

Il ne s’arrêta pas en si bon chemin et enchaîna sans délai la pose des plaques de mousse isolante puis la stratification.

Si cette dernière lui donna du fil à retordre, l’obligeant à reprendre par deux fois son ouvrage, elle ne tempéra pas pour autant son ardeur et sa motivation à aller jusqu’au bout de sa déraisonnable entreprise !

Ce fut la 2ème étape !

 

défi autoconstruction 3Vint enfin le jour tant attendu, aussi symbolique que spectaculaire, du retournement de la coque.

Une fois n’est pas coutume, Bertrand fit, pour cette manœuvre délicate, appel aux bonnes volontés de son entourage, disponibles pour lui prêter main forte.

Mais comme toujours, grâce à ses préparatifs minutieux, l’affaire fut rondement menée, en douceur et dans la bonne humeur.

Bertrand s’en trouva revigoré pour supporter la répétitive litanie qui l’attendait désormais pour quelques semaines d’affilée : enduit, ponçage, enduit, ponçage…

Ce fut la 3ème étape !

 

roofSes journées étant dorénavant consacrées à ses deux acolytes Fibre de Verre et Résine Epoxy, aux réactions souvent imprévisibles et donc parfois peu recommandables, Bertrand décida de réserver ses soirées à son roof, et de lui offrir ainsi toute l’attention nécessaire à l’esquisse de ses courbes douces, rondes et généreuses, bref presque parfaites !

Il réussit le tour de force de convaincre le reste du pont à entrer également dans la danse et ce dernier trouva ainsi rapidement sa juste place dans cette allègre sarabande.

Ce fut la 4ème étape !

 

défi autoconstruction 5La suite de l’histoire permis à Bertrand de diversifier son programme jusqu’alors immuable et de s’amuser un peu. Pod, hiloires, jupe ou encore bulbe en plomb, vinrent égayer les uns après les autres son quotidien et apporter un peu de fantaisie aux tristes murs gris de son atelier.

Imaginer et aménager le ventre plantureux de Saba lui apporta également beaucoup de plaisir et il prit soin de l’agencer avec certes une certaine rationalité mais également beaucoup d’élégance.

Ce fut la 5ème étape !

 

défi autoconstruction 6Grâce aux soins attentifs et constants prodigués par les doigts habiles de Bertrand depuis les premiers instants de sa conception, arriva le moment où Saba pu prendre son envol pour rejoindre enfin, son univers de prédilection.

Ce fut comme une naissance mais également une révélation : Saba découvrit la lumière du monde pendant que ce dernier restait ébahi de découvrir soudainement l’existence de ce chef-d’œuvre majestueux, discrètement caché à son regard depuis si longtemps au sein de ce modeste hangar sans allure ni ambition.

Ce fut la 6ème étape !

 

défi autoconstruction 7Paré de ses derniers appendices, Saba goûta enfin avec délice à ce qui allait devenir son bain quotidien. Tâtant tout d’abord cette immensité salée d’un bout de quille prudent, c’est ensuite avec élan que s’immergea une grande partie de ses flancs.

Depuis ce plongeon mémorable, Saba baguenaude parmi ses congénères de Port Leucate, arborant fièrement cette parure acidulée qui fait son identité, et attendant ardemment que nous partions, voiles hautes et tous ensembles, à l’assaut de l’horizon …

Cette dernière étape est donc encore bien loin de se terminer car elle ne correspond finalement qu’au commencement d’un autre cycle, au prélude d’une nouvelle aventure familiale, pour certains toujours aussi insensée et pour nous, sans aucun doute singulière, mais assurément extraordinaire !

 

« À l’origine de toute réussite, il y a le fait d’avoir osé » – Jacques Audiberti

 

Nous vous souhaitons bon vent et bonne mer.

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